«Ils peuvent nous faire mal»
Didier Deschamps, l'entraîneur de Marseille, se méfie grandement d'une Inter que l'on dit blessée. Selon lui, elle peut faire mal à l'OM avec peu de choses, comme toute équipe italienne.
J'ai déjà prévenu que la valeur de cette équipe n'est pas celle que l'on a vu sur les derniers matches de Serie A. Ils ont de grands joueurs, tous internationaux, dont neuf ont débuté la finale de la Ligue des champions 2010. Ils peuvent nous faire mal avec leur qualité offensive : Milito, Sneijder, Pazzini, Forlan, Zarate. Individuellement, ils sont capables de tout. J'ai regardé ce qu'ils ont fait contre Lille mais c'était déjà il y a longtemps. En tout cas, je n'ai pas appelé Rudi Garcia pour lui demander conseil. Je me suis fait ma propre opinion.
Avez-vous plus de certitudes par rapport au huitième de finale de l'an passé ?
En football, on a des convictions, pas des certitudes... En face, il y aura encore un grand club, avec une grande histoire. Nous avons confiance mais aussi conscience que les deux matches seront difficiles.
L'absence de Loïc Rémy sur blessure vous angoisse-t-elle ? Que peut apporter Brandao ?
On se sentirait plus fort avec lui, sa vitesse, son efficacité. Brandao a ses propres qualités. Comme tout attaquant, il faudra qu'il se montre efficace et complémentaire avec ceux qui seront alignés.
«L'important, c'est d'être présent au bon moment.»
J'ai connu cette situation, notamment fin septembre. C'est difficile lorsqu'on est dans un club avec de grosses ambitions et une forte pression médiatique. Mais lui, il a tout connu aussi. Son but, s'il n'est pas serein, c'est de le cacher. Et de trouver des solutions pour que son équipe tourne mieux.
Comment se prépare-t-on pour affronter une équipe italienne ?
Ils ont toujours une culture tactique importante, avec des joueurs qui ne font pas beaucoup d'erreurs et savent gérer le tempo d'un match. Il faudra faire attention à leur réalisme, être vigilant. Car, à ce niveau de la compétition, chaque détail compte. Au niveau personnel, je suis à ma huitième saison en tant qu'entraîneur. L'important, c'est d'avoir de la tranquillité. Il ne faut pas faire le match avant d'y être. Mais il faut tout faire pour être présent au bon moment. Il faut profiter des points faibles de l'adversaire... C'est ça, le fameux "technico-tactique".»
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